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40 millions de dollars américains : le prix du référendum de Jovenel Moïse

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Haïti standard, le 27 avril 2021.-

La présidente du Conseil électoral provisoire (CEP), Guylande Mésadieu a déclaré que le budget du référendum s’élève à 40 millions de dollars américains. Le numéro un du CEP a réalisé ces déclarations à l’émission dénommée « Panel Magic », du 27 avril 2021.

L’épouse de Antonal Mortimé, co-directeur de l’organisation de défense des droits humains appelée Collectif défenseur plus, a tenté de justifier cette somme en disant que son administration a hérité de nombreuses dettes liées au loyer de certains locaux des Bureaux électoraux départementaux (BED), des Bureaux électoraux communaux (BEC) et employés (e) de l’institution.

La présidente du CEP contesté en a profité pour confirmer la fermeture du « registre référendaire » qui, selon la militante des droits humains, compte 4,8 millions d’électeurs inscrits. Ce, conformément au décret du 5 janvier 2021 portant sur le « référendum constitutionnel », entre autres.

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Questionnée sur la légitimité des membres de ce CEP qui n’ont pas prêté serment par devant la Cour de cassation, Guylande Mésadieu a répondu qu’elle a en sa possession un procès verbal qui avait constaté la présence des conseillers électoraux à la Cour de cassation, le 22 septembre 2020. Et que les juges de la Cour avait reporté « sine die » cette prestation de serment.

« Ma légitimité découle de l’autorité de nomination », a rétorqué Guylande Mésadieu en marge de cette interview. Au terme d’interactions animées entre les journalistes et la conseillère électorale, celle-ci ne s’est pas montrée convaincue de la tenue du référendum et des élections dans le pays.

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40 millions de dollars américains : le prix du référendum de Jovenel Moïse
Au premier plan, la présidente du Conseil électoral provisoire (CEP), Guylande Mésadieu (photo internet)

À rappeler que diverses instances internationales dont le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), le Core group et l’Union européenne ont pris leur distance par rapport au projet de référendum du Chef de l’État. Sur le plan national, des voies continuent de s’élever pour dénoncer la volonté de Jovenel Moïse à instaurer une dictature dans le pays.

HS/Haïti standard