Accueil International

Accélération du réchauffement climatique, alerte le GIEC

285

Haïti standard, le 10 août 2021.-

Dans un rapport publié, le 9 août 2021, le Groupe d’expertise et de conseil intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a fait savoir que le réchauffement climatique a accéleré sa course et pourrait augmenter la température planétaire de +1,5° C, une décennie plus tôt que prévu, soit en 2030. Une situation qui a poussé les membres du GIEC à accoucher cinq (5) scénarios d’émissions de gaz à effet de serre partant du plus optimiste à l’hypothèse du pire. Ce, afin que les 195 pays signataires de cette structure puissent se préparer ou anticiper sur l’avenir.

Dans tous les scénarios envisagés, la planète devrait atteindre le seuil de +1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle autour de 2030, soit 10 ans plus tôt que la précédente estimation du GIEC réalisée en 2018. Ensuite, d’ici 2050, la hausse se poursuivrait bien au-delà de ce seuil qui n’est qu’une des limites-clés de l’Accord de Paris même si le monde parvenait à réduire fortement les émissions de gaz à effet de serre. Et si ces émissions ne sont pas drastiquement réduites, les +2°C seront dépassés au cours du siècle. Ce qui signerait l’échec de « l’Accord de Paris » et son objectif de limiter le réchauffement « bien en-deçà » de +2°C, si possible +1,5°C.

Alors que la planète a gagné pour l’instant +1,1°C, les conséquences du réchauffement climatique se sont déjà présentées à la face du monde. Encore plus cet été, avec les images de flammes ravageant une partie de la côte ouest des États-Unis, de la Grèce ou de la Turquie, des flots submergeant des régions d’Allemagne ou de Chine, ou un thermomètre qui frôle les 50°C au Canada.

Selon les experts, la planète va donc subir une augmentation « sans précédent » des événements météo extrêmes comme les canicules plus sécheresse, pluies diluviennes plus inondations ou les événements qui pouront provoquer des “impacts importants et sans précédents”, seront une première pour l’humanité en terme d’ampleur, de « fréquence », du moment de l’année où ils frappent ou de la zone géographique et touchée, ont précisé les scientifiques du GIEC.

Dans le meilleur des scénarios, la température pourrait revenir sous le seuil de 1,5°C d’ici la fin du siècle, en coupant drastiquement les émissions et en absorbant plus de CO2 qu’on en émet. Mais, les techniques permettant de récupérer le CO2 dans l’atmosphère à large échelle sont toujours à l’état de recherche, a noté le GIEC qui a souligné « ne pas pouvoir exclure » la survenue des « points de bascule », comme la fonte de la calotte glaciaire de l’Antarctique ou la mort des forêts, qui entraîneraient le système climatique vers un changement dramatique et irrémédiable.

Accélération du réchauffement climatique, alerte le GIEC
Photo d’illustration

À noter que le rapport du Groupe d’expertise et de conseil  intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est la première évaluation complète de la science climatique, depuis 2014, réalisée par plus de 230 scientifiques de 66 nationalités en se basant sur 14 000 études publiées.

Sources : France 24, RFI

HS/Haïti standard