Home Politique Début des discussions pour la formation d'un "gouvernement d'union nationale"

Début des discussions pour la formation d'un "gouvernement d'union nationale"

Haïti standard, le 17 décembre 2019.- Des structures politiques de l'opposition modérée et de la société civile dont "Mache kontre" regroupant la Fusion des socio-démocrates et l'Organisation du peuple en lutte (OPL), le Bloc démocratique et la Passerelle sont entre autres entités qui prendront part aux discussions visant à procéder à la formation d'un "gouvernement d'union nationale", a appris la rédaction de Haïti standard.

Ces discussions ont démarré environ 24 heures après une rencontre réalisée au Palais national par le Président de la République Jovenel Moïse avec une délégation de la Passerelle, fer de lance de l'accord de Marriott, ainsi qu'une délégation d'alliés du Parti haïtien "tèt kale" (PHTK), le parti au pouvoir, et signataire de l'accord de Kinam.

Ces discussions seront réalisées sous l'égide de la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies en Haïti, Helen Meagher Lalime, à la Nonciature apostolique, à Port-au-Prince. Les noms proposés, à date, pour le poste de premier ministre sont le sénateur Joseph Lambert, l'ancien sénateur Déjean Bélizaire et l'homme d'affaires Eric Jean-Baptiste.

L'ambassadrice américaine accréditée en Haïti, Michele Jeanne Sison prendra part également à ces discussions qui seront réalisées sur une période ne dépassant pas deux (2) jours, à savoir les mardi 17 et mercredi 18 décembre 2019.

Début des discussions pour la formation d'un "gouvernement d'union nationale"
Des représentants de la Passerelle et de l'Alternative au cours d'une réunion, à Port-au-Prince (photo internet)

Aussi, faut-il souligner que le secteur dit démocratique et populaire ainsi que l'Alternative consensuelle pour la refondation de l'État ne participeront pas à ces discussions. Pour preuve, des leaders de l'opposition radicale dont André Michel, Youri Latortue, Antonio Cheramy et Marjorie Michel ont lancé un calendrier de mobilisation durant la fin de l'année au 1e janvier 2020, dans le but de continuer de réclamer la démission du Chef de l'État.

HS/Haïti standard