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Face à la crise haïtienne, le Président Jovenel Moïse se dit victime du « système »

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Haïti standard, le 15 octobre 2019.- Le Président de la République Jovenel Moïse a déclaré, le 15 octobre, au cours d’une conférence de presse donnée sur la cour du Palais national, qu’il ne démissionnera pas de son poste. Contrairement à la vague de contestations lancée à travers plusieurs départements géographiques du pays, pour réclamer la démission du Chef de l’État.

Sans vouloir citer de noms, le Président Jovenel Moïse impute la levée de boucliers qui se réalise contre son adminsitration à la résiliation de certains contrats signés entre l’État et des firmes privées.

En effet, le Chef de l’État a cité l’exemple du contrat d’entretien des centrales électriques de l’État par une compagnie privée, de surveillance des points frontaliers avec la République Dominicaine, de construction d’un aéroport dans le pays, du curage des canaux d’irrigation dans le département de l’Artibonite, etc…

« Le système que jai choisi d’affronter est corsé et il est difficile de l’affronter, car ce système a la capacité de se régénérer. Il a des gardiens, des héritiers et des victimes », s’est plaint le Premier mandataire de la Nation qui s’est placé dans le camp des victimes. Aussi, le Président Jovenel Moïse a-t-il reconnu que la « seule façon de vaincre ce système est par le dialogue ».

Le Chef de l’État, qui a reconnu que le pays fait face à une crise politique sans précédent, a lancé un « appel au calme et à la sérénité ». Ce, dans le but de discuter avec les forces sociales en présence notamment autour du système politique.

Face à la crise haïtienne, le Président Jovenel Moïse se dit victime du "système"
Le Président de la République Jovenel Moïse (archives Haïti standard)

En reconnaissant que la situation socio-économique du pays s’est empirée sous son administration, le Chef de l’État en a profité pour présenter ses sympathies à toutes les personnes victimes, aux proches de celles tuées ainsi que les entrepreneurs dont leurs entreprises ont été vandalisées ou pillées, au cours des récentes manifestations.

HS/Haïti standard