Fin du mandat constitutionnel du directeur général de la PNH, Michel-Ange Gédéon

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Haïti standard, le 24 août 2019.- Crédité d’un bilan globalement négatif, les problèmes de sécurité dans le pays restent entiers, selon le constat de certains observateurs avisés. En effet, le 23 août 2019 marque officiellement la fin du mandat du directeur général de la PNH.

Nommé directeur général a.i de l’institution policière, en avril 2016 puis ratifié par le Sénat de la République le 23 août de la même année, le chef de la police est en attente de son sort, car son prédécesseur, Godson Orélus avait bénéficié d’une prolongation de huit (8) mois à la tête de la PNH.

Des rumeurs s’agitent déjà sur le probable remplaçant du directeur général de la police. Des proches de certains hauts gradés de l’institution tentent de braquer le projecteur sur leur ami. Une façon de dire que cette fonction ne serait plus l’apanage de techniciens en sécurité publique, mais d’amis assoifés de pouvoir et de privilège.

L’absence de résultats concrets de Michel-Ange Gédéon à la tête de la PNH doit porter les prétendants à ce poste à réfléchir au lieu d’être obsédés par les avantages que confère cette fonction. La nomination et la ratification de Michel-Ange Gédéon avaient suscité de l’espoir tant au sein de la police qu’auprès de la population.

Des agents de l’institution avaient présenté le DG de la PNH comme un pur produit de l’institution. Aspirant comme tous ces jeunes qui tentent d’intégrer la police aujourd’hui (faute de mieux), tour à tour responsable de commissariat, directeur départemental et directeur central de la police administrative, Michel-Ange Gédéon connaît, selon ces agents, sur le bout des doigts les problèmes que confronte l’institution policière.

Quel est le bilan de Michel-Ange Gédéon à la tête de l’institution? Qu’est-ce qui a été fait pour encadrer les agents de la PNH? Les directions départementales sont-elles mieux équipées à réaliser leur travail? N’est-ce pas sous l’administration de Michel-Ange Gédéon que les gangs armés ont pris une proportion alarmante dans le pays? La liste est longue…

À ce tournant, un nouveau commandant en chef devrait être nommé à la tête de la direction générale de la PNH. Dans un contexte socio-politique dominé notamment par l’absence d’un gouvernement légitime, la montée en puissance des gangs armés sur le territoire national et un Président de la République en perte de vitesse, la population doit rester sur ses gardes, car le « climat sécuritaire » risque de s’échapper au contrôle des autorités.

Michel Antoine
Journaliste/juriste
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