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Funérailles des 5 « militants politiques » tués à Port-au-Prince, une occasion pour chauffer la rue

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Haïti standard, le 19 novembre 2019.- Les funérailles de plusieurs personnes identifiées par l’opposition comme des « militants politiques » ont été chantées, le 19 novembre, en l’église Sacré-Cœur de Turgeau (Port-au-Prince). Ce, en présence notamment de Me André Michel, du député de Marigot (Sud’Est) Déus Déroneth, des familles et proches des défunts ainsi que des militants politiques de l’opposition.

Après le déroulement des funérailles, l’un des porte-paroles du secteur dit démocratique et populaire, Me André Michel a dénoncé les actes d’assassinat et de brutalité policière orchestrés notamment par des bandits armés à la solde du pouvoir en place.

L’homme de loi a, en outre, rappelé aux agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) que leur mission est de « protéger et servir la population ». Me André Michel, qui a réitéré sa détermination à poursuivre « son combat contre le régime en place », a exhorté les agents de la PNH à ne pas se « laisser tomber dans le piège tendu par le pouvoir Tèt kale ».

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Les personnes concernées directement par les funérailles susmentionnées sont : Jean Belleville (34 ans), Désir Isnor (23 ans), Vaudreuil Bernard (25 ans), Poustin Wilson (36 ans) et Pierre Yasmine (15 ans).

Des proches des victimes et des militants politiques de l’opposition en ont profité pour dénoncer le régime « Tèt kale » qui, selon eux, n’a pas cessé d’alimenter les bandits armés en armes et munitions, entre autres, pour semer le deuil dans la plupart des familles haïtiennes.

Suite à ces funérailles en question, des individus qui se faisaient passer pour des militants politiques ont pillé et incendié au moins un camion de boissons gazeuses, à la rue Magloire Ambroise (Port-au-Prince).

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Funérailles des 5 "militants politiques" tués à Port-au-Prince, une occasion pour chauffer la rue 1
Un camion de boissons gazeuses pillé et incendié par des individus qui se faisaient passer pour des militants politiques, après les funérailles des personnes tuées dans le cadre de la protestation contre le Chef de l’État (photo internet)

Aussi, les forces de l’ordre ont-elles procédé à l’arrestation d’un individu accusé d’avoir lancé des pierres en direction d’une patrouille policière. Les marchands qui étalaient leurs produits sur les trottoirs ont été l’objet des menaces proférées par ces militants qui les exhortaient à rentrer chez eux.

HS/Haïti standard