Haïti accueille du 10 au 20 septembre 2019 la 4e édition du festival de grafffitis

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Au départ du festival Graffiti, il y a une commande de la Fokal, un portrait de Viviane Gauthier que devait réaliser le graffeur Hamson Élisée dit Assaf sur la façade de la maison de cette grande danseuse haïtienne. C’était en 2015. Cette œuvre qui selon les dires de l’artiste aurait dû être terminées en deux heures le fût en 30 minutes et connût un certain succès au niveau international. Pierre Saint, manager du festival et lui-même graffeur et, à sa suite, d’autres confères, profitèrent de ce succès pour donner à cet art contemporain la visibilité qu’il mérite assurément.

L’une des graffitis symbolisant une femme en train de donner naissance (crédit photo Joseph Melutshi R. D)

La première édition du Festival Graffiti fût couronnée de succès. En 2016, par contre, confrontés à des difficultés socio-politiques typiquement haïtiennes, les artistes ne purent investir les rues pour exposer leur savoir faire. Les affaires reprirent en 2017 puis en 2018 où le succès fût au rendez-vous. cette année-là, nombreux furent les passants qui se firent prendre en photo devant les oeuvres proposées. Le graf, cet art visuel jusque là trop méconnu des haïtiens, entrait dans la lumière.

Nous voici en 2019 et c’est avec grand plaisir que les participants reviennent du 10 au 20 septembre pour égayer la ville de formes et de couleurs. Le Festival Graffiti bénificie du soutien des ambassades de Suisse, de France, des États-Unis, de l’OIM, de la Fokal, de l’Institut français, de la mairie de Petion-Ville et de celle de Port-au-Prince, entre autres. Cette année, Graffiti accueille des artistes étrangers originaires de la Belgique, du Maroc, du Mexique et des États-unis.

Un autre graffiti proposé audit festival (crédit photo Joseph Melutshi R. D)

Joseph Melutshi R. D

Texte soumis à la rédaction de Haïti standard, le 10 septembre et publié le 12 septembre 2019.

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