Accueil Politique

Haïti continue de réclamer la démission du Président Jovenel Moïse

728

Haïti standard, le 5 octobre 2019.- Ils étaient plus nombreux dans les rues de la Capitale et de certaines villes de province, le 4 octobre, pour réclamer la démission du Président de la République Jovenel Moïse qui continue de faire la sourde oreille, malgré les cris de désespoir lancés par la population que le Chef de l’État avait promis monts et merveilles.

À Port-au-Prince, les représentants des partis politiques de l’opposition ont donné rendez-vous au carrefour de l’aéroport, afin de se rendre au quartier général des Nations unies en Haïti également siège de la Mission des Nations unies pour l’appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH), siège de l’ONU en Haïti.

Haïti continue de réclamer la démission du Président Jovenel Moïse
Transmission d’un document émanant de l’opposition à une personne présente au quartier général des Nations unies en Haïti, le 4 octobre 2019 (photo de courtoisie)

Les agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) ont empêché aux manifestants de se rendre devant les locaux de la MINUJUSTH, en passant par la route menant à l’aéroport international Toussaint Louverture. Cependant, les forces de l’ordre ont laissé à des leaders de l’opposition la possibilité d’arriver à destination, en vue de transmettre leur message au Core group.

À Cap-Haïtien, la foule était nombreuse dans les rues. Les manifestants ont sillonné diverses rues de la ville y compris celles où est située les locaux de la délégation départementale du Nord ainsi que la Mairie du Cap-Haïtien.

Haïti continue de réclamer la démission du Président Jovenel Moïse
Vue partielle de la manifestation organisée au Cap-Haïtien, le 4 octobre 2019 (photo de courtoisie)

Des agents de la PNH, qui assuraient la sécurité des manifestants, ont été accusé dans le meurtre d’une femme de 56 ans qui revenait au marché. Ce meurtre allait soulever l’indignation des membres de la famille, des proches et amis (e) du défunt, car ce dernier n’avait rien à voir avec la manifestation, a soutenu l’un de ses proches.

À Miragoâne (département des Nippes), des centaines de manifestants ont descendu dans les rues pour conitnuer d’exiger la démission du Président Jovenel Moïse qui, selon eux, est indexé dans la dilapidation du fonds PetroCaribe. Aussi, ont-ils fait part, au micro de notre correspondant, de leur détermination à obtenir satisfaction de leurs revendications.

Aux Cayes, dans le département du Sud, les manifestants ont été également très nombreux dans les rues de la ville. Aussi, faut-il souligner qu’en fin d’après-midi, aucun acte de pillage ni de vandalisme n’a été enregistré dans la ville des Cayes réputée pour des scènes de pillage.

À Jérémie, dans le département de la Grand’Anse, des individus armés ont ouvert le feu sur des manifestants. Ce qui a provoqué au moins six (6) blessés dans les rangs des protestataires. En colère, ces derniers ont incendié une maison qui aurait servi de cachette à ces individus armés.

À Saint-Marc, dans le département de l’Artibonite, l’appel lancé par l’opposition politique avait suivi d’effets. Ce constat est aussi valable pour les Citoyens des Gonaïves (Artibonite) qui ont répondu présents à cette journée de mobilisation. Des armes de poing ont été remarquées en possession de certains manifestants, a rapporté notre correspondant.

À Mirebalais, dans le département du Centre, des actes de vandalisme ont été signalés par le correspondant de Haïti standard. Des individus armés ont même été remarqués au cours de la manifestation organisée à l’initiative des représentants des organisations politiques de l’opposition dans ledit département.

HS/Haïti standard