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Haïti – Kidnapping : libération des 2 personnes enlevées à Lalue, le 3 février 2021

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Haïti standard, le 5 février 2021.-

Les deux (2) personnes enlevées (Guerline Aristil et Jean Élie Védrine) dans la soirée du 3 février dernier a recouvré leur liberté, dans la nuit du 4 février 2021, a-t-on appris à la rédaction de Haïti standard d’une source proche des victimes.

Les ravisseurs ont libéré leur otage sans aucune rançon versée aux kidnappeurs, a confirmé l’une de nos sources qui se basait sur les témoignages des deux (2) personnes kidnappées. Selon cette source, après la mobilisation réalisée dans la soirée du 4 février 2021 dans le quartier où habitait Guerline Aristil, à Lalue, Poste marchand et Saint-Antoine, les ravisseurs se sont approchés des deux (2) otages pour les demander de les présenter.

Les victimes ont fait savoir qu’ils sont « deux (2) agents de sécurité qui se battent pour obtenir le pain quotidien ». Voyant qu’ils ne peuvent pas espérer grand chose de ces otages, les ravisseurs ont pris la décision de les libérer, a expliqué notre source.

Selon cette dernière, les victimes allaient être déposées à proximité du cimetière de Port-au-Prince ainsi que le véhicule à bord duquel elles ont été enlevées, à l’avenue John Brown, précisément à Lalue, près du corridor Ica.

Selon les propos des victimes rapportés par notre source, il y avait plusieurs dizaines d’otages à l’endroit utilisé pour séquestrer les personnes kidnappées. Des interrogations et négociations étaient en cours, en ce qui concerne d’éventuelle rançon à verser aux kidnappeurs, s’est désolé notre interlocuteur.

Haïti - Kidnapping : libération des 2 personnes enlevées à Lalue, le 3 février 2021
Photo d’illustration

À entendre ces personnes qui avaient rencontré les victimes du kidnapping, il est certain que l’industrie du kidnapping est la plus prospère en Haïti durant ces derniers mois. Fait étonnant, les kidnappeurs opèrent en convoie et avec l’uniforme de la Police nationale d’Haïti (PNH). Ce qui fait d’eux les véritables maîtres des lieux. Cependant, rien de concret n’a été réalisé à date pour mettre un terme à cette forme d’insécurité.

HS/Haïti standard