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Jovenel Moïse assassiné par des clans du parti au pouvoir (PHTK), doute le journal français Mediapart

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Haïti standard, le 10 juillet 2021.-

Le journal international d’investigation Mediapart avance l’hypothèse que le Président haïtien Jovenel Moïse a été assassiné par des clans du pouvoir en place, le Parti haïtien tèt kale (PHTK).

Dans un article publié hier jeudi 9 juillet et titré « Haïti : l’assassinat du président ressemble à un coup d’État de factions au pouvoir », le médias français a révélé que « des complicités actives ont existé entre des membres de la sécurité présidentielle et le commando » soupçonné dans l’assassinat de l’ex chef de l’État.

Selon le journal, « le Président vivait en effet dans un environnement hautement sécurisé et avait construit des cercles de protection rapprochée : outre des policiers d’élite, il avait recruté il y a plusieurs mois une équipe privé de garde du corps via la firme américaine de Blackwater ».

Évoquant une source basée à Port-au-Prince, Mediapart a poursuivi que « les services américaines avaient appris il y a plus de deux semaines l’imminence d’une opération césarienne visant à se débarrasser de Jovenel Moïse, sans en savoir plus ».

Aussi, le journal a-t-il poursuivi que « le massacre commis dans la nuit du 29 juin à Port-au-Prince par des gangs liés au G9 – groupement criminel, et qui a fait 19 morts dont deux journalistes haïtiens connus, aurait été la première étape de cette opération visant à provoquer des manifestations de protestation contre Jovenel Moïse ».

Jovenel Moïse assassiné par des clans du parti au pouvoir (PHTK), doute le journal français Mediapart
Le Président de la République Jovenel Moïse (archives)

Le journal a, en outre, évoqué le « mache prese » du Premier ministre a.i et de facto Claude Joseph pour prouver qu’il avait le « contrôle » de la situation ». « Claude Joseph avait dès le mercredi matin (7 juillet) convoqué un Conseil des ministres, décrété l’état de siège (équivalent de la loi martiale). Il s’est ensuite rendu à l’ambassade des États-Unis puis a prononcé une allocution radiotélévisée ne laissant aucun doute sur le fait qu’il était aux commandes ».

Source : Mediapart

HS/Haïti standard