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L’annonce de l’opération militaire pour libérer les 17 missionnaires interprétée par le Colonel Himler Rébu

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Haïti standard, le 27 octobre 2021.-

Le Colonel Himler Rébu dit croire à 95% que l’annonce du conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, Jake Sulivan, est une manœuvre visant à servir de prétexte pour réaliser une intervention militaire dans le pays, afin de déloger les gangs armés. La réalisation d’une telle annonce suppose que les otages seraient déjà placés en lieu sûr, a soutenu l’ancien secrétaire d’État à la sécurité publique sous l’administration de Joseph Michel Martelly.

« Les otages ont déjà été mis en sécurité, sinon Jake Sulivan n’annoncerait pas publiquement la réalisation d’une telle opération », a déclaré le colonel des anciennes Forces armées d’Haïti (FAd’H), Himler Rébu qui a rappelé que les « États-Unis n’ont jamais réussi une situation de prise d’otage ». À titre d’exemple, il a rappelé le cas de l’Iran sous la présidence de Jimmy Carter, en …

En associant le nom du Président américain Joe Biden à la prétendue opération de libération des 17 missionnaires dont 16 Américains et un Canadien, Jake Sulivan participe de la réalisation d’une campagne consistant à soigner l’image de son Président, pour les élections américaines de mi-mandat, a laissé comprendre Himler Rébu qui intervenait sur les ondes de radio Caraïbes.

L'annonce de l'opération militaire pour libérer les 17 missionnaires interprétée par le Colonel Himler Rébu
Le colonel Himler Rébu, ancien officier des forces armées d’Haïti. Photo InternetOk

Par ailleurs, le leader du Grand rassemblement pour l’évolution d’Haïti (GREH) a soutenu que l’ancien président Jovenel Moïse a été « évacué » par les États-Unis d’Amérique qui l’avait toujours soutenu dans ses dérives visant notamment à détruire les institutions du pays.

D’autant plus, le Colonel Himler Rébu a rappelé la position de la représentante spéciale du secrétaire général des Nations-Unies en Haïti et également cheffe du Bureau intégré des Nations-Unies en Haïti (BINUH), Helen Meagher Lalime qui se réjouissait de la fédération des gangs armés qui terrorisent la population. Une preuve, selon Himler Rébu, que les États-Unis participaient à entretenir les gangs armés en Haïti.

Des informations non encore confirmées par la rédaction de Haïti standard font état de la présence du fondateur du gang « 400 mawozo », « yonyon » ainsi connu dans les négociations visant à libérer les 17 missionnaires étrangers. Le chef de gang a été remarqué, dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, le 26 octobre 2021. « Yonyon » ainsi connu fêtait son anniversaire digne d’un grand chef de gang qui contrôle son « business » là où il est à la prison.

HS/Haïti standard