« Le Président Jovenel Moïse est un esclave au service de l’élite économique », a déclaré Moïse Jean Charles

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Haïti standard, le 11 septembre 2019.- La situation socio-économique désastreuse que connaît actuellement le pays est la conséquence directe des privilèges accordés par le secteur privé des affaires au candidat Jovenel Moïse, durant ses 22 mois de campagne électorale, a déduit l’ancien candidat malheureux à la dernière présidentielle, Moïse Jean Charles, qui intervenait ce matin (11 septembre), sur les ondes de Caraïbe FM.

Pour récupérer l’argent dépensé durant la campagne électorale menée par Jovenel Moïse, des membres du secteur privé ont proposé la Caravanne du changement au Chef de l’État comme stratégie de soutirer l’argent du trésor public, a soutenu l’ex sénateur de la République.

« Le concessionnaire des véhicules Nissan en Haïti est partie prenante d’un marché conclu avec Jovenel Moïse durant la campagne électorale », a informé Moïse Jean Charles qui a poursuivi que ce concessionnaire réclame le départ de Jovenel Moïse pour ne pas respecter ce marché…

Abordant le dossier de la rareté de carburant qui persiste dans le pays depuis plusieurs semaines, le leader de la Plateforme Pitit Desalin a déclaré que l’État haïtien a une dette d’environ six (6) milliards de gourdes vis-à-vis du secteur privé haïtien.

« Récemment, le gouvernement a versé deux (2) milliards de gourdes aux représentants du secteur privé, ces derniers ont réclamé le remboursement total de la dette avant de continuer à importer du carburant dans le pays », a expliqué Moïse Jean Charles qui a proposé au gouvernement de récupérer l’argent de la contrebande au lieu d’augmenter le prix du carburant sur le marché.

Le leader de la Plateforme pitit Desalin, Moïse Jean-Charles (photo internet)

Avant d’annoncer la reprise de la mobilisation anti-Jovenel Moïse, après le match de football qui a opposé Haïti au Curaçao, le 10 septembre, le secrétaire général de la Plateforme Pitit Desalin, Moïse Jean Charles a proposé que sur les 100 gourdes prêtées par les banques aux entrepreneurs, six (6) doivent être allouées à l’agriculture…

HS/Haïti standard

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