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Le RENAMEL exige des excuses publiques des autorités haïtiennes après les « déclarations irresponsables » de Jovenel Moïse

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Haïti standard, le 26 février 2021.-

Le Réseau national des médias en ligne (RENAMEL) exige des excuses publiques des autorités haïtiennes, après les déclarations réalisées par le Président Jovenel Moïse au cours d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU), le 22 février 2021. Lors de cette réunion, le Chef de l’État avait déclaré que des bandits armés se font passer pour des journalistes, afin de pouvoir s’attaquer aux agents de la Police nationale d’Haïti (PNH).

« Le Réseau national des médias en ligne (RENAMEL) a appris avec stupéfaction les déclarations irresponsables et compromettantes du Président Jovenel Moïse à l’encontre de la corporation de la presse lors de sa rencontre virtuelle… », a écrit le RENAMEL dans un communiqué publié, le 25 février 2021.

Le RENAMEL en a profité pour « rappeler à la présidence que la liberté de la presse est garantie et protégée par la Constitution haïtienne amendée en son article 28-1 ainsi que le pacte international relatif aux droits civils et politiques signé et ratifié par Haïti. » La tenue de tels propos par le Président Jovenel Moïse légitime vraisemblablement, selon le RENAMEL, les bavures policières à l’encontre des travailleurs de la presse faisant l’objet de persécutions, d’intimidations et de bastonnade.

En rappelant son attachement aux prescrits constitutionnels et légaux régissant la profession du journalisme en Haïti, le RENAMEL dit exiger aux « autorités étatiques des excuses publiques à ladite corporation dans un délai ne dépassant pas 72 heures. »

Le RENAMEL exige des excuses publiques des autorités haïtiennes après les "déclarations irresponsables" de Jovenel Moïse
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Au terme de ce communiqué, le RENAMEL « réitère son engagement patriotique et professionnel à promouvoir son travail de former et d’informer la population haïtienne, qui est en proie à toutes sortes de calamités et d’injustices pour s’informer. » Le RENAMEL a, en outre, fait part de sa détermination de « plaider pour une presse libre et professionnelle dans toute la République. »

HS/Haïti standard