Les députés invités à partir avec la « conscience tranquille » par le président de l’Assemblée nationale

58

Haïti standard, le 10 septembre 2019.- Le 9 septembre 2019 a correspondu à la clôture de la dernière session ordinaire de la 50e législature. En l’occasion, une séance en Assemblée nationale (députés et sénateurs réunis) s’est déroulée au Parlement en vue de fermer ladite session.

En effet, le président de l’Assemblée nationale, Carl Murat Cantave a présenté le contexte dans lequel s’est réalisé la clôture de cette session. Un contexte caractérisé notamment par l’absence d’un gouvernement légitime, l’insécurité et une rareté de carburant qui persiste sur le territoire national.

« Depuis environ 6 mois le pays vit sans gouvernement », a reconnu le président du Sénat qui a, en outre, poursuivi que cette situation « casse les élans de coopération externe » d’Haïti vis-à-vis des pays étrangers.

Aussi, a-t-il salué le vote favorable octroyé par les députés à la déclaration de politique générale du premier ministre nommé Fritz William Michel. Le président du Sénat en a profité pour annoncer que ce dernier est attendu au Sénat de la République, le 11 septembre 2019, dans le cadre de la présentation de l’énoncé de sa politique générale.

Abordant le problème de carburant que confronte le pays, le président du Sénat a souligné que le caractère stratégique des produits pétroliers fait obligation à l’État de contrôler leur distribution. D’où l’Exécutif doit prendre ses responsabilités, a-t-il ajouté en ce sens.

Le président du Sénat a souhaité de « fructueuses vacances aux députés », avant de les inviter à partir « avec la conscience tranquille […] ». Ce, en reconnaissant que « les difficultés de la conjoncture ont clersemé en quantité, mais pas en qualité le bilan de cette législature ».

Le président de l’Assemblée nationale, Carl Murat Cantave (premier plan) et le vice-président de l’Assemblée nationale, Gary Bodeau (second plan à gauche)/photo internet

En dépit de l’espoir que suscitait la 50e législature, celle-ci pourra être considérée comme l’une des pires législatures que le pays n’ait jamais connu notamment avec des députés soupçonnés d’être de connivence avec des gangs armés, des députés marchands de vote et ceux qui se font passer comme maître dans l’art de l’agitation.

HS/Haïti standard

Laisser un commentaire