Les effets de la stratégie sécuritaire annoncée par le Premier ministre démissionnaire Jean Michel Lapin

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Haïti standard, le 13 février 2020.- Au lendemain de la conférence de presse du Premier ministre démissionnaire, Jean Michel Lapin, relative à des mesures adoptées suite à une réunion du Conseil supérieur de la police nationale (CSPN) élargi, une présence policière renforcée a été remarquée, le 13 février, à Port-au-Prince et dans plusieurs communes avoisinnantes.

Le Premier ministre a.i avait annoncé qu’à l’exception des véhicules diplomatiques, toutes les voitures immatriculées officiel et service de l’État peuvent être objets de fouilles de la part des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) y compris les ambulances.

Le chef du gouvernement a fait état d’opérations qui seront réalisées, en vue de contrecarrer les actions des bandits armés qui ne cessent de terroriser la population au moyen notamment du kidnapping. Cependant, le Premier ministre démissionnaire s’était gardé de se prononcer sur l’endroit où se réaliseront ces opérations.

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Davantage de policiers administratifs ainsi que ceux de plusieurs unités spécialisés ont été remarqués au niveau des principales rues de la Capitale. La présence du directeur général a.i de la PNH, Rameau Normil, à travers les rues à Delmas, a été remarquée tôt dans la matinée du 13 février 2020.

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Le Premier ministre intérimaire, Jean Michel Lapin (photo archives)

À signaler que la peur du kidnapping hante les esprits des Citoyens haïtiens, en particulier ceux qui habitent Port-au-Prince. En effet, ce 13 février, des écoles privées ont tout simplement pris la décision de fermer leurs portes. Des parents, eux, se sont gardés d’envoyer leurs enfants à l’école par peur de l’insécurité couplée au kidnapping.

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HS/Haïti standard