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Miragoâne (Nippes) : des actes de brutalité policière pour faire respecter l’état d’urgence sanitaire

Haïti standard, le 9 mai 2020.-

Des habitants de Miraoâne (Nippes) ont dénoncé, dans l’après-midi du 8 mai 2020, les agissements de plusieurs agents du Corps d’intervention et de maintien d’ordre (CIMO) qui ont incendié environ sept (7) motocyclettes et orchestré d’autres dégâts matériels, pour forcer des riverains à respecter l’état d’urgence sanitaire décrété par le Président de la République, Jovenel Moïse.

Ces agents du CIMO ont fait un usage excessif de gaz lacrymogène, avant de renverser les tables sur lesquelles des marchands de boissons et de fritures étalaient leur commerce, ont expliqué plusieurs témoins au micro du correspondant de Haïti standard.

La motocyclette d’un journaliste appelé Dary Noël a été incendiée par ces agents de la Police nationale d’Haïti (PNH). Aussi, ces policiers ont-ils tiré plusieurs coups de feu en l’air pour intimider des habitants qui s’amusaient sur une plage connue sous le nom de « Laissez-moi beach ».

Les victimes en ont profité pour critiquer le comportement de ces agents qui, selon elles, ont fait autant de tort à la population que le nouveau coronavirus (COVID-19).

Violence policière à Miragoâne, environ 7 motocyclettes incendiées par des policiers
Vue partielle de quelques motocyclettes incendiées par des agents du CIMO, à Miragoâne (photo Dieuva Occidor/Haïti standard)

À rappeler que, selon les dernières données publiées par le Ministère de la santé publique et de la population (MSPP), le département des Nippes compte, au 8 mai 2020, trois (3) personnes infectées, deux d’entre elles ont été recensées à Miragoâne et l’autre à Fond-des-Nègres.

HS/Haïti standard

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