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PANORAMA D’UNE GOUVERNANCE AFFOLÉE ET INEFFICACE

Après plus de 30 ans de mauvaise gouvernance et d’exclusion de la jeunesse en Haïti, les protagonistes ne cessent de patauger dans les mêmes erreurs jusqu’à en arriver à ce fameux “accord du 11 semptembre 2021”. Le pays n’étant “ni administré, ni dirigé” car toutes nos institutions sont quasi-inexistantes et/ou dysfonctionnelles après l’assassinat du Président Jovenel MOISE, les fossoyeurs du gouvernement de facto de Ariel HENRY, avec plus de 30 ans de service dans leur compteur de débauche , corruption, gangstérisation et contrebande, ont décidés de prendre les règnes du pays à travers la mise en place d’un accord pour une “GOUVERNANCE APAISÉE ET EFFICACE”. Faites par eux et pour eux, sans aucune implication de la jeunesse qui représente plus de 55% de la population et, qui est la principale victime de ces trente (30) dernières années de mauvaise gouvernance.

Un (1) an après l’application dudit accord, la situation du pays ne cesse de s’aggraver; avec un taux d’inflation de plus de 30.2% (125 gourdes pour un (1) dollar avec le taux actuel), une crise alimentaire aigüe touchant près de la moitié de la population haïtienne ( environs 5.5 millions de personnes), une insécurité généralisée (avec les nombreux cas d’enlèvement et la gangsterisation des rues de la capitale ainsi que dans les villes de province), et l’Etat, en guise de revoir ses contrats avec les particuliers, les franchises douanières ainsi que les mécanismes mise en place pour lutter contre la contrebande afin d’elargir l’assiette fiscal et trouver les fonds nécessaires pour lutter contre ces fléaux, le gouvernement fantoche de Ariel HENRY et ses alliés (SDP, FUSION, PHTK,etc.) decident de préference d’annuler la subvention des produits petroliers sur le marché. Et donc, ils ont choisi l’option facile / rapide mais inadéquate, ce qui a provoqué la colère de la population et a conduit le pays vers une crise fragile et multidimensionnelle.

Les mobilisations ne cessent de s’intensifier et les propositions de sortie de crise sont nombreuses, cependant, la jeunesse haïtienne refuse que ces mêmes fossoyeurs qui ont menés la barque du pays depuis plus de 30 ans et qui l’ont conduit au bord du gouffre vont une fois de plus, decidés de leur avenir sans leur consentement.

Sachant que “la marginalisation de la jeunesse est prejudiciable à l’établissement d’une paix durable dans toutes les société” y compris la nôtre, nous exhortons aux protagonistes de ne pas faire fi de l’ensemble des revendications de la jeunesse dans la résolution de cette crise multidimensionnelle, tout en soulignant qu’il ne peut y avoir de paix durable en Haïti sans l’implication et/ou l’intégration massive de la jeunesse dans les espaces de décision du pays. Ignorer ces révendications ne fera qu’accroitre les problèmes liés à l’insécurité généralisée qui gangrène le pays car cette crise est avant tout, une crise intergenerationnelle.

Avec une jeunesse consciente et competente, Haiti ne pourra que renaître de ses cendres!!!

Alyn JEROME
Politologue/
Analyste en Coopération Internationale/
Coord. Gén. du RENAJEH