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Pénurie de dollars américains : une succursale de la Unibank saccagée par des clients en colère

Haïti standard, le 29 avril 2023.-

Est-ce qu’on doit s’attendre à un réveil plus ou moins brutal du peuple souverain? C’est la question qui va, durant ces derniers jours, avec le déroulement des faits en Haïti. Des clients ont saccagé, le 29 avril 2023, une succursale de la Unibank au niveau de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

Ainsi, ces clients entendent-ils réclamer le paiement de leur transaction en dollars américains. Au niveau de plusieurs succursales de ladite banque, les responsables ne payent que 100 dollars américains aux clients. Toute transaction qui va au-delà de 100 dollars américains sera payer en gourdes au taux [inférieur] de la Unibank.

À côté de la Unibank, des clients d’autres banques commerciales dont la Sogebank se sont mis presqu’à nu pour exiger le paiement de leur transaction en dollars américains. Ces clients n’ont pas hésité à qualifier de « gang à cravate », le refus des responsables des banques commerciales de payer les transactions en devise américaine.

Aussi, faut-il rappeler que la Bnaque de la République d’Haïti (BRH) avait sanctionné, en août 2020, la Unibank et Capital bank pour n’avoir pas respecté les mesures prises par la banque des banques.

À partir du 24 avril 2023, un vent d’insécurité souffle en direction des gangs armés qui terrorisent la population. L’élément déclencheur est le lynchage à Canapé-vert d’au moins 14 individus affiliés à un gang armé. Par la suite, d’autres individus armés allaient être passés sous les flammes par la population.

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Pénurie de dollars américains : une succursale de la Unibank saccagée par des clients en colère
Vue partielle de l’intérieur d’une succursale de la Unibank, au niveau de la zone métropolitaine de Port-au-Prince (photo internet)

Cette prise de conscience de la population haïtienne serait-elle en train de se propager dans d’autres secteurs de la vie nationale? Un dossier à suivre, car il faudra plus de temps aux observateurs avisés des faits sociaux pour anticiper sur d’éventuels résultats du phénomène appelé « bwa kale ».

HS/Haïti standard