Politique : l’alternative de « la branche institutionnelle de l’opposition » à la Nation

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La « branche institutionnelle de l’opposition » a présenté à la population, le 21 juin 2019, ce qu’elle appelle une « alternative consensuelle pour la refondation d’Haïti ». Cette alternative prévoit le départ du Président Jovenel Moïse, le choix d’un juge de la Cour de cassation comme Chef d’État et la nommination d’un premier ministre issu de l’ « opposition engagée ».

Haïti standard, le 22 juin 2019.- La « branche institutionnelle de l’opposition » a présenté à la population hier 21 juin 2019, à Port-au-Prince, un document de quatre (4) pages baptisé « alternative consensuelle pour la refondation d’Haïti ».

Sur le plan politique, ledit document prévoit le « départ sans délai de Jovenel Moïse du pouvoir et son remplacement par un juge de la Cour de cassation de la République. » Selon ce document, ce juge doit réunir les conditions suivantes : « intégrité, bonne réputation et n’avoir aucune appartenance politique connue ».

À travers le document susmentionné, la branche de l’opposition institutionnelle affirme que le « premier ministre sera issu de l’opposition engagée. Il doit avoir une expérience dans la gestion de la chose publique et ne pas être impliqué dans la dilapidation des fonds PetroCaribe ».

Ce document prévoit également « la caducité des pouvoirs exécutif et législatif », le maintien dans leur fonction des élus des collectivités territoriales, l’ « élaboration d’une nouvelle constitution » durant la transition qui prendra fin le 7 février 2022 avec l’installation d’un président élu démocratiquement.

« Il est créé une entité multisectorielle dénommée Autorité nationale de transition (ANT) chargée de contrôler les actions du pouvoir exécutif, de suivre et d’évaluer la feuille de route de l’exécutif et de donner des avis conformes aux actes réglémentaires de l’exécutif pendant la transition », avons-nous lu dans ledit document qui a précisé que cette structure sera composée de 11 membres.

Selon le document en question, la feuille de route du gouvernement de transition comprend divers points dont « la mise en oeuvre des mesures visant à la réalisation du procès PetroCaribe et des autres cas de corruption avérés, l’amélioration des conditions de travail et de vie des policiers, la lutte contre la contrebande », etc…

Ce document qui ne porte la signature d’aucun dirigeant politique a précisé qu’ « un accord politique portant la signature de tous les secteurs vitaux de la Nation viendra définir les modalités d’application de cette alternative ». Aussi, faut-il souligner que certaines figures politiques de l’opposition dont Moïse Jean-Charles et Schiller Louidor n’ont pas été remarqués au cours de la présentation de cette « alternative » à la population.

HS

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