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Proposition de pistes de solution contre le banditisme à l’État haïtien par des experts en sécurité  

Haïti Standard, le 11 Décembre 2021.- 

A l’occasion du 73e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme, en date du 10 décembre 2021, l’organisation dénommée « ANN KANPE » a organisé une conférence-débat autour de la thématique: « Entre une intervention armée et une solution pacifique, quelle mesure à adopter par l’État pour résoudre le problème de l’insécurité? ». Pour ce faire, les responsables de ladite organisation ont convié le colonel Himmler Rébu, les professeurs James Boyard et Venise Dubique comme intervenants.

Ces derniers, qui ont reconnu unanimement que le pays fait face depuis quelque temps à des graves problèmes d’insécurité caractérisés par la violence des gangs armés et le kidnapping, ont respectivement formulé des recommandations aux autorités compétentes. Ce qui, selon chacun d’entre eux, pourrait aider l’État haïtien à éradiquer ce fléau. 

Pour le colonel Himmler Rébu, le banditisme peut être résolu sans « intervention musclée des forces de l’ordre dans les zones contrôlées par les individus armés ». Pour l’ancien secrétaire d’État à la sécurité publique, il existe des stratégies et tactiques qu’on pourrait utiliser pour pallier le problème de manière pacifique. L’ancien membre des Forces armées d’Haïti propose au gouvernement de créer ce qu’il a nommé « Collège national de sécurité », afin de pacifier le terrain.

Proposition de pistes de solution contre le banditisme à l'État haïtien par des experts en sécurité  
Le colonel Himmler Rébu, spécialiste en sécurité. Crédit: Haïti Standard

Une façon de voir que le professeur James Boyard, expert en sécurité, ne partage pas. Selon lui, l’État doit utiliser la force nécessaire pour mettre fin au règne des gangs armés dans le pays. « Il n’y a pas de moyens de négocier avec ceux qui défient l’ordre public et sèment la terreur dans le pays », a fait savoir le professeur James Boyard. Celui-ci croit que seule une intervention militaire peut déloger les gangs dans leur foyer respectif.

De son côté, la professeure Venise Dubique croit qu’une intervention musclée des forces légales du pays peut être envisagée après le refus des bandits armés de négocier leur rédemption. Pour la politologue, répondre par la force n’est pas toujours la première chose à envisager dans ces cas là.

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Proposition de pistes de solution contre le banditisme à l'État haïtien par des experts en sécurité  
Quelques responsables de l’organisation dénommée « ANN KANPE » avec Jackson Louis Socrates, au millieu.
Crédit Photo: Haïti Standard

Enfin, le porte-parole de « ANN KANPE », Jackson Louis dit Socrates en a profité pour dénoncer le non-respect du droit à la sécurité des citoyens et citoyennes en Haïti. Les massacres perpétrés dans les quartiers marginalisés en sont une preuve flagrante. Aussi, a-t-il exhorté les autorités gouvernementales à prendre leur responsabilité, en adoptant des mesures drastiques, en vue de favoriser un climat de paix dans le pays. Ce, afin que tout le monde puisse vaquer en toute quiétude à ses activités quotidiennes.

A noter que « ANN KANPE » est une structure qui est membre du Conseil national de la société civile Ayitienne (CNSCA). Sa mission est de lutter pour le bien-être de tous sur le territoire national.

HS/Haïti Standard