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Salaire minimum 1500 gourdes : la police empêche aux manifestants de faire passer leurs revendications

Haïti standard, le 23 février 2022.-

Des ouvriers de la Société nationale des parcs industriels (SONAPI) sont encore présents sur la route de l’aéroport, afin de poursuivre leur protestation visant à réclamer un salaire minimum journalier de 1500 gourdes. Des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) ont fait usage de gaz lacrymogène, pour empêcher aux manifestants de faire passer leurs revendications.

Face au comportement de ces agents, les manifestants ont dressé des barricades de pneus enflammés sur ladite route, afin de paralyser la circulation des automobiles. D’autres objets dont des pierres ont également été éparpillés sur la chaussée.

La protestation des ouvriers et les agissements des policiers ont créé un dysfonctionnement de la circulation, sur une partie de la route de l’aéroport, ont constaté les reporteurs de Haïti standard présents sur les lieux.

Aussi, faut-il souligner que suite aux recommandations du Conseil supérieur des salaires (CSS), le gouvernement a décidé de fixer le salaire minimum des ouvriers et ouvrières de la sous-traitance à 685 gourdes soit une augmentation de 185 gourdes, par rapport au salaire minimum initial qui était de 500 gourdes par jour.

Salaire minimum 1500 gourdes : la police empêche aux manifestants de faire passer leurs revendications
Photo d’illustration

Le gouvernement de facto a également promis de fournir un accompagnement social aux ouvriers travaillant dans les usines de textile. Un accompagnement qualifié de « bluff » par les ouvriers et ouvrières, car les autorités avaient promis de fournir un accompagnement à la population, après l’augmentation des prix de l’essence, en décembre 2021. À date, cet accompagnement n’a pas été accordé aux Citoyens.

HS/Haïti standard