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Tentative de kidnapping contre 2 fils d’Éric Jean-Baptiste et attaque contre Nenel Cassy : entre fiction et réalité

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Haïti standard, le 6 février 2021.-

Des événements qui se sont succédé en Haïti, particulièrement à Port-au-Prince, au cours de ces derniers jours, s’apparentent aux actions dignes d’une série Netflix.

Parmi ces événements, l’affaire des Éric Jean-Baptiste Juniors dont le père avait traité l’un d’entre eux d’ « enfant de 28 ans » et celle de l’ancien sénateur des Nippes Nenel Cassy.

Revenons aux faits. Dans l’après-midi du 29 janvier 2021, un dossier de tentative de kidnapping dans lequel serait impliqué deux (2) fils du secrétaire général du parti Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), Éric Jean-Baptiste, se bousculait sur les réseaux sociaux.

Il a fallu la présence de l’expérimenté directeur départemental de l’Ouest, Paul Ménard qui, pour éviter les fameux bouchons, s’était rendu à bord d’une motocyclette, selon des informations véhiculées sur internet, au sous commissariat de Thomassin 25 là où la contestation prenait de l’ampleur. Ce, afin de calmer les nerfs de la population.

Quelle détermination du directeur départemental qui, l’on se le rappelle, était responsable du commissariat de la commune de Carrefour. Celle-ci est réputée d’être le « fief » d’Eric Jean-Baptiste. Finalement, les fils de Éric Jean-Baptiste ont été conduits à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), pour les suites nécessaires.

La Police nationale d’Haïti (PNH), à travers son porte-parole adjoint, Garry Desrosiers, a confirmé que le véhicule qui demandait aux fils d’Eric Jean-Baptiste de s’arrêter était bel et bien un véhicule de police, donc ce n’était pas une tentative de Kidnapping comme le prétendait Éric Jean-Baptiste. Alors, pourquoi ce véhicule était obligé de tirer ? Une alerte sur ledit véhicule ne devrait pas être suffit pour l’intercepter, au lieu d’intimider les occupants jusqu’à les forcer à prendre la fuite et heurter une motocyclette sur leur passage?

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L’autre série, elle, concerne l’ « attaque » perpétrée contre l’ancien sénateur Nenel Cassy, dans la soirée du 3 février 2021, à Delmas 40B. L’ex sénateur racontait qu’il roulait en direction de Delmas au moment où des individus à bord d’un véhicule qui roulait en direction opposée ont fait feu sur sa voiture. Et, fait surprenant, un autre véhicule qui apparemment suivait l’ex parlementaire a également ouvert le feu sur la voiture de l’homme politique.

À l’exception d’un proche de l’ex parlementaire qui n’avait pas eu le temps de fuir du véhicule, quatre (4) occupants de ce dernier ont eu le temps de s’échapper sous les « balles de l’ennemie ». La personne qui était restée dans la voiture allait s’évanouir, selon la version de Nenel Cassy, et les individus armés ont par la suite quitter les lieux. Deux (2) véhicules mitraillaient une voiture dont les occupants ont eu le temps de s’échapper sans être blessés. Ce qui n’a pas eu le temps de s’échapper n’a pas été atteint de projectiles.

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Tentative de kidnapping contre 2 fils d'Éric Jean-Baptiste et attaque contre Nenel Cassy : entre fiction et réalité
Montage photo des hommes politiques Éric Jean-Baptiste et Nenel Cassy

À l’approche du 7 février 2021, date de la fin du mandat constitutionnel du Président Jovenel Moïse, selon l’opposition, la population doit s’attendre à d’autres épisodes de ces genres de série. Comme les enquêtes policières et judiciaires se font rares ces jours-ci, donc il ne faut pas attendre avec grand chose en ce concerne la vérité sur ces deux événements.

Michel Antoine
Journaliste / juriste
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