Une marche pacifique pour dénoncer le meurtre d’un sapeur-pompier tué par des bandits armés

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Haïti standard, le 1e septembre 2019.- Des dizaines de personnes ont marché dans la matinée du 1e septembre, dans la commune de Delmas, pour dénoncer le meutre d’un sapeur-pompier connu sous le nom de Frantz Jean. Celui-ci a été tué le 28 août 2019 par des bandits armés opérant au Bicentenaire (Port-au-Prince), alors qu’il revenait d’une opération en compagnie de plusieurs co-équipiers.

Vêtus de t-shirt blanc et de l’uniforme des sapeurs-pompiers, les participants (e) à cette marche ont dénoncé « le laxisme des autorités gouvernementales qui abandonnent à leur sort la population fréquentant l’entrée sud de la Capitale ».

Des membres de la famille du défunt, des co-équipiers et amis (e) ont fait l’éloge de ce dernier qui, selon eux, était un policier exemplaire et soucieux d’aider les autres. « C’est la raison pour laquelle il avait opté pour le service de lutte contre les incendies », a indiqué un co-équipier de Frantz Jean.

Cette marche pacifique a démarré devant la résidence du défunt, à Delmas 75 et elle a pris fin devant les locaux de la radio télé Ginen d’Haïti, à Delmas 31, a constaté l’un des reporteurs de Haïti standard.

Aussi, faut-il rappeler que Frantz Jean appelé Fanfan par ses co-équipiers a été tué au volant du camion des sapeurs-pompiers qu’il conduisait au moment d’une attaque armée réalisée par des bandits armés au Bicentenaire. N’était-ce pas l’intervention des agents de la PNH, les malfrats auraient incendié le camion à bord duquel se trouvait le cadavre de Frantz Jean ainsi que sept (7) autres sapeurs-pompiers.

Vue partielle du déroulement de la marche pacifique des sapeurs-pompiers, à Delmas (photo Wilkerson Métélus/Haïti standard)

La rédaction de Haïti standard ne comprend pas qu’au 21e siècle des bandits armés attaquent des sapeurs-pompiers dans l’exercice de leur fonction. Ce qui semble ne pas interpeller la conscience des autorités qui savent que les sapeurs-pompiers, les ambulanciers et les agents de la protection civile, entre autres, ne devraient être l’objet d’attaque armée sous aucun prétexte.

HS/Haïti standard

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